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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 19:23
                                     Ti Papa un tanbouyé de génie en 1880 à Pointe à Pitre.  L'héritage de Marcel Lollia, dit Vélo.

Le Gwo-Ka : 

Le gwoka est une forme d'expression artistique traditionnelle de la Guadeloupe née à une sombre période de l'histoire des guadeloupéens. Le gwoka  trouve ses origines au temps de l'esclavage, au début du 18 ème siècle. A partir des musiques et des danses extrêmement riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un moyen d'expression, un art nouveau, au même titre que le créole. 

Le gwoka est non seulement une musique mais aussi tout ce qui gravite autour d'elle : la danse, les jeux, les blagues…, une certaine manière d'être, une façon de vivre, de revendiquer ses origines, son identité guadeloupéenne, de résister à l'aliénation culturelle, de sauvegarder et défendre son patrimoine. 

A l'origine la musique Gwo-Ka s'est intégrée à la vie des populations rurales de la Guadeloupe. Elle reprend différents types de chants adaptés à la vie quotidienne :

- chants de travail
- chants et danses du dimanche
- chants de veillée
- lewoz : rassemblements en soirée organisés, à l'origine, dans les milieux ruraux.

Le Gwo Ka se compose de sept rythmes de base:

LÉWOZ rythme mélancolique  

TUMBLAK : rythme rapide, pétillant

KALADJA : rythme triste et lent qui convient aux veillées mortuaires

GRAJ : pour rythmer les travaux collectifs 

WOULÉ : rythme sur trois temps, associé au travail des champs

MENNDÉ : musique de carnaval ; musique des esclaves "marrons" lors des attaques de plantations

PADJANBEL : rythmait la coupe de la canne à sucre 

 

        

 

Dans une formation traditionnelle de Gwo-Ka, les musiciens actuels admettent de 2 à 3 tambours (*) sur lesquels les percussionnistes jouent à califourchon, 1 tambour (**) (type djembé) joué droit, qui a un rôle soliste et improvisateur.

(*) boula : tambour plus gros et plus grave, qui soutient le rythme en continu.

(**) makè : tambour plus petit et plus aigu, qui improvise et joue les solos. 

sans  oublier les chantè (chanteurs) et les répondè (les choeurs).

Par Triple face - Publié dans : CULTURE
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